Oser le discours
Juan Branco est un personnage incontournable de la réflexion politique. Son parcours à Sciences Po et à l’École normale supérieure lui donne la légitimité théorique d’expertiser les failles qui minent notre modèle économique.
Il donna dans l’amphithéâtre d’honneur de l’École Polytechnique, un discours suivi d’un débat sur la question de la transmission du pouvoir au sein des élites.
Il suffit d’être bien né et sorti d’une grande école pour hériter de droit d’un poste stratégique et de la rente qui lui est dévolue à vie. Ce qui ne fut pas le cas de l’autodidacte Bernard Tapie qui dû faire ses preuves pour gravir les échelons. Si vous ne vous reconnaissez pas dans le personnage, il y a d’autres exemples comme Bill Gates qui fit fortune grâce à une invention géniale, le système d’exploitation Microsoft. Une réelle avancée dans l’univers de l’informatique.
Le moteur de recherche Google est à mettre au crédit de Larry Page et Sergey Brin qui révolutionnèrent notre façon de communiquer et de transmettre l’information. À ces étudiants qui lui font face, Juan Branco pose la question du mérite et des récompenses qui en découlent sans que cela ne nécessite une obligation d’innovation ou de résultats.
Couler une boîte tout en prenant ses dividendes est monnaie courante de la part de ces élites et c’est bien là où le bas blesse.
N’est-il pas temps de mettre en place d’autres règles ? Cette expertise de Juan Branco, je l’avais également établi il y quelques années dans mon ouvrage “42 l’enquête ultime” ainsi qu’à travers un billet consacré aux grandes écoles.
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »