01/09/2018

Images terrifiantes d’un jeune en train de se faire littéralement lyncher par une bande dans une cité, à coups de bâton et autres armes par destination.

À Angoulême, une horde sauvage attaque un bus avec des bâtes de baseball et des sabres japonais afin d’en découdre avec des individus qui se trouvent à l’intérieur.

Un mauvais regard et c’est un jeune qui se fait passer à tabac dans la ville de Caen. Pour une place de parking dans un centre commercial des Atlantes à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), Ali Unlu perdra la vie après avoir subit le même sort.

Violence dans les cités

La première réaction est l’effroi, la condamnation de tels actes barbares. Puis le temps de la réflexion et de l’expertise. Comment en est-on arrivé là ?

À la lecture de ces évènements, faut-il donner du crédit à l’analyse de certains intellectuels et spécialistes tels qu’Eric Zemmour, Laurent Obertone ou Xavier Raufer sur la partitions des cités entre les communautés, la montée du salafisme, les zones de non-droit liées au trafic de drogue ?

Nous pouvons retourner le problème dans tous les sens, mettre en avant le “Plan banlieue” de Jean-Louis Borloo, le constat est amer. La situation n’a fait qu’empirer. Et l’on se retrouve avec une population prise en otage par quelques caïds et leurs lieutenants qui font régner la loi du marché. Qui ont intérêt à ce que leur cité soit confinée et déconnectée du reste de la société pour œuvrer tranquillement dans l’ombre. Sur le modèle de la mafia sicilienne.

On peut également y voir comme une similitude entre la manne que représente le pétrole en Arabie Saoudite, détenu par quelques émirs wahhabites et le magot lié au trafic de drogue avec la présence de plus en plus prégnante du salafisme dans les banlieues. La question est de savoir comme casser ce cercle infernal et pourquoi aucune politique n’a fonctionné dans les cités.

Injecter plus de moyens financiers, renforcer la présence policière ? Cela n’a qu’une infime chance d’aboutir et la raison en est simple. Le contexte global ne peut que favoriser le rapport de force avec L’État et donc la perspective d’un choc frontal sur une question très terre-à-terre. Le terrain économique. Quelle doit être l’économie dominante ?

Le constat est têtu : il y a un État totalement absent d’un côté et de l’autre, une population des cités prise en étau et obligée d’accepter la loi du silence. Contrainte de composer avec une minorité nuisible qui a mis en place une économie parallèle liée au trafic de drogue.

Ne feignons point de voir la réalité ! Dans cette économie parallèle, on peut y voir un “système D”. Un moyen de mettre du “beurre dans les épinards” à l’intérieur d’une communauté minée par le chômage.

Si l’État n’a pas mis un terme à ce trafic, c’est pour préserver une certaine “paix sociale”. À l’inverse, il y aurait forcément un risque d’embrasement sur une question essentiellement sociétale. Comment survivre à partir de presque rien !

Alors les solutions me direz-vous ? Elles sont objectives et pragmatiques :

Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »