Migrants

Le 17 octobre 2026 restera dans les mémoires comme l’explosion de toutes les colères et une réaction aux humiliations et privations infligées par Macron depuis une décennie.

Une décennie de mépris et de décalage social

Un quinquennat qui débuta sur les « gens qui ne sont rien », la répression des Gilets jaunes, les confinements et le passe sanitaire que la Suède ne mit pas en place et qui coûtera à la France des milliards d’euros en argent magique, signé par le « Mozart de la finance ».

Les ZFE pensées par des bobos écolos à bicyclette, excluant les pauvres des centres-villes, l’explosion des prix et tarifs sur les produits de première nécessité.

L’effondrement du pouvoir d’achat : pour 100 balles, il n’y a plus rien dans le caddie, frigo vide le 15 du mois.

Le chômage au plus haut, le gasoil à 2,45 €, le poison des normes européennes qui infusent le quotidien, validant le projet d’un monde orwellien pour une société soumise à autorisation.

Parcoursup ou l’avenir de la jeunesse décidé par des algorithmes avec pour horizon, des jobs artificiels dans des locaux impersonnels entourés d’hommes gris en mode feedback overbooké pour la conf-call. La vraie vie, c’est la corporate attitude chronométrée à la machine à café !

Défaillance des services publics et fracture territoriale

Des services publics absents comme en témoignent les déserts médicaux, leurs robots qui ont remplacé l’humain au bout du téléphone, le saccage du monde agricole, la liquidation de nos fleurons industriels, les huissiers aux trousses pour un impayé à 20 balles, le mur du silence des banques face à la détresse de celui qui est à découvert, le frigo vide le 15 du mois, les paperasses administratives et obligations qui vont avec, noyés par les charges pour les entrepreneurs… et ce sont les aides qui s’envolent vers l’Ukraine au lieu de financer l’éducation, l’hôpital.

Et puis le train de vie de l’État qui ne connaît pas la crise, au service des ultra-riches qui n’ont jamais été aussi riches et du CAC 40 qui n’a jamais été aussi haut. Toujours plus d’impôts pour toujours moins de services et plus d’insécurité physique et matérielle… Se chauffer est devenu un luxe, la voiture un privilège.

L’abrutissement généralisé comme modèle culturel

Et voici le bilan : un pétage de plomb XXL, un défouloir en contrepoids d’un projet social qui a offert les outils pour abrutir la plèbe et notre jeunesse à travers des centres d’intérêt qu’elle juge prioritaires, archi superficiels, où le nec plus ultra n’est plus la matière grise mais le dernier smartphone, la paire de Nike, le Snap obsessionnel les yeux rivés dans l’écran pour ne pas voir l’humain autour, les likes sots entre gens qui ne se calculent pas. Plus le contenu touche le fond, plus ces influenceurs de caniveau racolent des vues.

L’État a favorisé que l’abrutissement généralisé soit le marqueur de la réussite, engendrant une population de plus en plus inculte.

C’est le règne des algorithmes où les vainqueurs en termes d’audience sur TikTok vendent du vide depuis Dubaï.

Cette France au cœur de l’Union européenne est le projet d’une société de surfaces commerciales ultra-achalandées où les « sans-dents » ont le droit de regarder sans pouvoir acheter si ce n’est se mettre un crédit sur le dos, hors Lidl ou Action. Dans les rayons jusqu’à la caisse, pas même un regard : la terre de France est devenue une zone de transit où les gens sont devenus des étrangers les uns vis-à-vis des autres.

Le 17 octobre : l’exutoire de la société de consommation

Le 17 fut un exutoire à toutes les frustrations.

Car si la France est devenue un immense magasin, certains ont fait sauter la vitrine pour aller se servir. Comme des consommateurs compulsifs. Pas pour un livre. Pour faire les poubelles de la société de consommation dans une sorte de suicide collectif, dans un état de transe collective. Pour une paire de baskets. Un slip. Des chips et du PQ. Dans d’autres pays, ils s’en seraient pris à ce qu’ils jugent comme les responsables du malheur, aux symboles de l’État : les institutions, les banques, les multinationales, les grandes enseignes. On ne touche pas aux petits commerçants.

Le récit de l’« extrême centre » et les responsabilités historiques

Maintenant, venons-en au récit du parti unique, cet « extrême centre » qui à travers ses médias aux ordres, détenus par quelques oligarques, ne mettent le focus que sur les violences sans en déchiffrer les causes. Ces médias qui dénoncent la gauche comme on tire sur une ambulance mais qui n’assument pas les responsabilités à droite.

  • Sous Giscard : L’avènement de l’ultra-finance, le regroupement familial dans l’intérêt d’un patronat qui a ciblé des ouvriers qui seraient corvéables à merci, sans discriminer les pays d’origine.
  • Sous Sarkozy : La suppression de la police de proximité et les petits arrangements avec le wahhabisme saoudien qui a donné une couleur à un islam en France qui n’existait pas auparavant, engendrant une jeunesse qui a introduit « wallah » tous les trois mots, salissant au passage la foi des croyants sincères qui vivent leur religion en toute discrétion.

Ces médias de l’extrême centre européiste profiteront de ces événements pour favoriser et renforcer l’Union européenne, les multinationales et la surveillance généralisée.

En 2005, lors du référendum, j’écrivais ceci à propos de ce système de Ponzi européen qui a engendré ce chaos jusqu’en Italie et en Belgique :

« Ce traité présente le risque de voir émerger tous les extrémismes. Les peuples ont mis des siècles à construire leurs frontières et d’un seul coup on les efface pour des raisons commerciales ? Du chômage naît la violence. De la frustration, les extrêmes. »

Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »