L'œuvre magistrale de Stanley Kubrick
Un génie du 7e art
Stanley Kubrick, c'est une virtuosité cinématographique inégalée, un exercice visuel où chaque plan, chaque scène capte l'essence même de l'âme humaine. Ce génie a su fouiller les ressorts psychologiques de l'être humain avec une intensité presque métaphysique sur le sens de nos actes et des conséquences qui en découlent.
Une jeunesse expérimentale
Né en 1928 dans l'effervescente culturelle de Manhattan, Kubrick incarne le parfait parcours de l'autodidacte qui su faire mentir les plans de carrière pré établis. Dès son plus jeune âge, Stanley Kubrick était insensible aux conventions et insoumis aux préjugés.
Kubrick se construisit dans les ruelles du Bronx, il puisa son inspiration dans les racines juives de sa famille qui lui transmirent une sensibilité artistique singulière. Son père, médecin en son état passionné de photographie lui son première appareil photo à l'âge de 13 ans en même temps qu'il lui enseigna les échecs. C'est sans doute de cette symbiose entre art, jeu et technologie qu'il tissa son destin dans l'empreinte de l'mage du père qu'il vénérait.
Premiers pas
Stanley Kubrick fut un temps photographe pour le magazine Look forge. Il pu ainsi se perfectionner sur les fondamentaux de la photographie. De la composition visuelle aux secrets de la lumière en passant par l'art de capter le mouvement.
Inspirations
Dans les affres de ses débuts en tant que photographe, Kubrick sillonnait les salles obscures pour se nourrir des oeuvres d'auteurs européens tels que Bergman, Antonioni et Fellini. Il s'inspira également des mouvements complexes de Max Ophüls qui influeront grandement sur son œuvre à venir.
Ses premiers pas furent marqués par des documentaires audacieux où il revêtit à la fois les rôles de scénariste, cadreur, ingénieur du son, monteur et réalisateur. S'ensuivra des séquences poétiques, de "Day of the Fight" et la poursuite artistique de "Flying Padre". Il reçut pour "Le Baiser du tueur", la récompense d'un Léopard d'or à Locarno qui annonçait avant l'heure, une carrière vouée à l'excellence dans ses choix cinématographiques.
Filmographie de Stanley Kubrick
Courts métrages documentaires
- 1951 : Day of the Fight
- 1951 : Flying Padre
- 1953 : The Seafarers
Longs métrages
- 1953 : Fear and Desire
- 1955 : Le Baiser du tueur (Killer's Kiss)
- 1956 : L'Ultime Razzia (The Killing)
- 1957 : Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory)
- 1960 : Spartacus
- 1962 : Lolita
- 1964 : Docteur Folamour (Dr Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb)
- 1968 : 2001, l'Odyssée de l'espace (2001: A Space Odyssey)
- 1971 : Orange mécanique (A Clockwork Orange)
- 1975 : Barry Lyndon
- 1980 : Shining (The Shining)
- 1987 : Full Metal Jacket
- 1999 : Eyes Wide Shut
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »

