Sport

Bien-être et forme

Pour la beauté du geste

Pour les passionnés, le sport, ce sont des images marquantes qui se sont figées dans l’espace, à l’instant T… C’est un frisson pour la beauté d’un geste, une joie ineffable ou le drame absolu proche de l’arrêt maladie causé par un traumatisme psychologique dont on a du mal à se relever.

N’est-ce point tout cela, le sport ? Mille coups de poignard dans le cœur pour avoir le privilège de connaître cette explosion de joie unique qui vous projette au 7e ciel ? La jouissance paroxysmique proche de la transe qui vous expédie au nirvana.

Sport

Chacun selon sa génération détient ses propres images qu’il a soigneusement consignées au plus profond de sa mémoire. Elles participent de son imaginaire, dans le pré carré de notre inconscient collectif. Pour ma part, je fus marqué au fer rouge par certains événements sportifs qui resteront gravés à jamais.

Football

France - Allemagne, Coupe du Monde 1982, Séville : un soir d’été, rue du Bac à Paris, dans ma chambre d’étudiant, sous les toits. Des rues silencieuses comme des églises de province. Battiston percuté par l’idée que l’on a dû se faire des boches, au temps de la sale guerre. Sorti sur civière après un choc avec le garçon boucher Harald Schumacher. Une reprise de volée extraordinaire d’Alain Giresse que même les plus beaux buts de Zizou ne pourront jamais égaler. Parce que ce soir-là, bien qu’en demi, nous devions la soulever, cette Coupe du monde.

Puis vint la séance des penalties. Irrespirable. Je fus incapable de la suivre devant ma télévision. Je descendis dans la rue en me disant que je serai présent pour l’explosion de joie populaire. Jusqu’au bout de la nuit. 20 minutes passèrent. Le néant.

Football

Le rideau était tombé sur le carré magique composé de Platini, Giresse, Tigana et Genghini. J’en ai longtemps voulu à Ettori d’avoir été si court en bras.

France - Brésil 1998 : c’est pousser le ballon dans un but vide ! Il n’y a même pas besoin de décrire la joie qui fut la nôtre, en ce 12 juillet 1998. Après avoir connu ça, on pouvait mourir tranquille. Une impression mitigée malgré tout, de mon côté. Car j’ai toujours été amoureux du Brésil et d’El Fenómeno Ronaldo que j’avais eu la chance de rencontrer lors d’un reportage au CERS de Capbreton.

France - Italie, CM 2006 : ce jour-là, je m’étais juré de ne plus jamais bouffer une seule pizza en regardant un match de foot. Peine perdue. Des années plus tard, j’acceptai finalement qu’Andrea Pirlo, ce génie, et Gianluigi Buffon méritaient eux aussi d’avoir une Coupe du Monde à leur palmarès.

Marseille - Milan AC, 1993 : nous avons tous un peu en nous la tête de Basile Boli. Un coup de boule légendaire, en contrechamp de celle de Pelé en 1970 lors de la Coupe du monde au Brésil. Si j’aime Marseille et que je fais partie de la team OM sur Twitter, c’est parce que c’est la ville de mes ancêtres avec une touche carioca. Ayant vécu quelques mois au Brésil avec un passage obligé au stade Maracanã, j’ai pu relever de nombreux points communs entre Rio et la Cité de la Bonne Mère. Si l’OM est le club de mon cœur, j’apprécie également depuis toujours Lens, Saint-Étienne et Bastia. En Europe : Barcelone, Liverpool et la Juve.

Brésil - Allemagne, Finale de Coupe du Monde 2002 : parce que Ronaldo, que j’ai eu la chance de rencontrer, est double buteur. Il sera à mes yeux toujours plus grand que tous les Ronaldo en herbe, Cristiano compris. Parce que c’est le seul à réaliser cette virgule d’origine extraterrestre.

Espagne - Pays-Bas, Finale de Coupe du Monde : parce qu’Andrés Iniesta, l’un de mes joueurs préférés, marque l’unique but du match.

Le bus de Knysna en Afrique du Sud : parce que le surréalisme de Dalí a toute sa place sur extraverti.com.

Boxe

Sugar Ray Leonard - Marvin Hagler : un combat d’anthologie à revoir sans modération.

Julio César Chávez - Meldrick Taylor : la boxe mexicaine telle que je l’aime. Un combat épique qui s’achève par un KO venu d’une autre galaxie.

Athlétisme

Usain Bolt restera à jamais le premier homme à avoir côtoyé la vitesse de la lumière. Ses multiples titres aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques sont sans doute d’origine extraterrestre. Une rencontre du 3e type…

Marie-José Pérec : parce qu’elle a été notre Usain Bolt féminine. Vitesse, classe et élégance. Que rajouter de plus ?

Natation

Ski freeride

Laure Manaudou. Elle a cloué le bec des Américaines et des Australiennes. Une petite guerre en eau froide, il n’y a que ça de vrai.

Rugby

France - Nouvelle-Zélande 2011, Finale de Coupe du Monde (7-8) : parce que nous sommes si près de renverser la montagne…

Le Grand Chelem de 2010 : il est magnifique parce que l’effectif n’avait pas le talent de celui de 2007.

Ski

Victoire d’Edgar Grospiron, Jeux Olympiques d’Albertville en 1992 : cette victoire me fit chaud au cœur, car je suis un amoureux de cette discipline de bosses que j’ai pratiquée.

Jason Lamy-Chappuis : champion olympique de combiné nordique en 2010, à Vancouver… Parce qu’il est de Bois-d’Amont et que je suis originaire du village Les Rousses (ancien élève du ski-étude) et qu’il est probable que nous ayons des ancêtres communs. Dans le Haut-Jura, notre arbre généalogique remonte à 1420… Nous avons près d’une centaine de cousins déclarée du côté du Lac des Rousses.

Adrien Rabiot : la blessure de l'orgueil

Dommage de se passer d’un tel joueur « Il s’auto-exclu lui-même… J’espère que cela lui permettra de mûrir. Je suis convaincu qu’il a fait une énorme erreur…», s’est exclamé Didier Deschamps à propos du refus de …

OM - RB Leipzig : une âme est capable de tout

Avec un tel public, l’OM peut voyager loin ! À Marseille, il y a tous les ingrédients que le PSG n’a pas. Et n’aura sans doute jamais. Un club ! Une âme et un public. Très rapidement, l’OM a été mené 0-1 au bout de trois minutes de jeu …

Manchester City, Golovkin, Toni Yoka

Football : quart de finale de la Ligue des Champions Manchester City - Liverpool FC J’avais suivi Jürgen Klopp lorsqu’il était au Borussia Dortmund ! Malgré un effectif limité hormis Robert Lewandowski, il avait réussi l’exploit de conduire …

PSG : une page se tourne !

La faillite du PSG était tellement prévisible, et elle le sera encore. Ce n’est pas avec des bouts de sparadrap collés ci et là qu’il trouvera le remède miracle pour guérir du mal profond qui le ronge, de l’intérieur. À l’extérieur, il y a le vernis de surface, les ors du …

Neymar ? Oui Bernard Morlino !

Je suis accord avec Bernard Morlino ! Oui, il y a les danseuses des ballets roses, devenues les têtes de gondole du football. Elles attirent la lumière par leurs dribbles chaloupés ou lorsqu’elles se roulent par terre comme des moutards mal élevés. Elles sont devenues des devises tradées sur …