L’avènement d’Emmanuel Macron
Dans un billet précédent, je faisais part de ma crainte d’une potentielle élection d’Emmanuel Macron et le risque de voir toquer à nos portes avec insistance, l’Europe de la finance et des lobbies avec tout ce que cela peut engendrer en injustices sociales. Litanie des riches toujours plus riches et des pauvres toujours un peu plus.
Dans l’article suivant, beau joueur, j’avançais la possibilité d’avoir eu tort sur toute la ligne dans mes analyses en concluant :« Et s’il avait raison ? »
Ben oui, nom d’un cloporte, dans l’existence, il faut croire en l’autre avec la perspective de s’être trompé sur son sujet. Une poutre dans l’œil est souvent due à une erreur d’appréciation. Cultivons en nous cette forme de naïveté, un bon état d’esprit ! Qui ne souhaite pas que les histoires mal embouchées s’achèvent de la meilleure des façons ?

La nouveauté, cette poudre aux yeux se transforme parfois en paillettes, puis en conte de fées. Éternel enfant que nous sommes. Que celui qui n’a pas vu Raiponce avec sa fille lève le doigt.
Du plaisir, j’en ai eu avec cette présidentielle ! Des réminiscences de 1981 lorsque Mitterrand fut élu. Une nouvelle ère avec de nouvelles têtes, une révolution de palais et un balayage dans les grandes largeurs du logiciel politique. Nettoyage de la base de registre avec CCleaner et la joie non feinte de voir toutes ces quilles, tombés une a une. Strike au bowling.
Exit les vieux machins, éjectés de leurs sièges de députés. Plus qu’à pointer au chômage comme les 6 millions de français qu’ils ont mis en PLS (Position Latérale de Sécurité) durant des décennies. Ça fleure bon le printemps qui déterminera la qualité de l’air cet été. On peut partir en tongs tranquille se faire dorer la pilule. La pilule ?
Onze vaccins infantiles bientôt obligatoires
C’est là que surgit le doute. Un truc à se rendre malade avant de prendre l’autoroute du soleil. J’apprends au moment du plein à la pompe que la ministre de la santé, Agnès Buzyn souhaite rendre obligatoire onze vaccins infantiles au lieu de trois actuellement.
Dans l’ordre : poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Rien que ça !
Et lorsqu’on lui fait remarquer que cette action serait un bon cadeau offert aux laboratoires pharmaceutiques, elle rétorque : « oui, les industriels gagnent de l’argent, mais on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l’intérêt des laboratoires ».
L’argument est entendu, point besoin une fois encore d’aller chercher des poux dans la tête de ce nouveau gouvernement plein de promesses. Restons naïvement benêts jusqu’au bout, question de ne pas se mettre la rate au court-bouillon avant les quatre semaines de congés payés et de détente totale qui se profilent.
Je ne peux m’empêcher malgré tout d’aller surfer du côté de Wikipédia pour savoir de quelle Buzyn nous parlons. J’apprends ainsi que de 2002 à 2006, la ministre de la Santé a été à la tête d’une équipe de l’INSERM afin de traiter de l’immunologie des tumeurs. Entre 2005 à 2011, elle est également sollicitée pour prendre part à des congrès afin de présenter trois médicaments destinés à lutter contre la leucémie myéloïde chronique : le Glivec, le Tasigna (Novartis) et le Sprycel (Bristol-Myers Squibb).
Jusque-là, rien d’alarmant, ce sont des initiatives fondamentalement respectables. Les médicaments, il en faut lorsqu’ils sont prescrits à bon escient par des médecins de qualité.
Déroulant la pelote, j’apprends ensuite qu’Agnès Buzyn est mariée au professeur Yves Lévy, Président de l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm). Il est donc de fait, sous la tutelle de sa ministre d’épouse. Pourrait-on y voir un possible conflit d’intérêts ? La question reste posée.
Laissons la conclusion à Jacques Bessin, président de l’Union nationale des associations citoyennes de santé qui a avancé l’argument suivant en matière de vaccination : « les vaccins ont des effets secondaires, neurologiques, musculaires mal mesurés et parfois irréversibles ». « On ne laissera pas faire », poursuit-il. L’été sera-t-il caniculaire ?
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »