Les Zombies de Kensington Avenue
Les conséquences de la crise des opiacés
Kensington Avenue, un nom qui évoquait autrefois la fierté ouvrière et les parades animées est aujourd'hui devenue le triste reflet de la crise des opiacés qui a miné de nombreuses villes aux États-Unis. Cette artère de Philadelphie est devenue le repaire des âmes égarées, victimes d'un produit dévastateur : le fentanyl.
Le Fantanyl : un fléau planétaire
Le détournement de cette substance a été catastrophique sur le plan sanitaire. Le Fentanyl initialement destiné à soulager la douleur
est cinquante fois plus puissant que l'héroïne, il a émergé comme la racine de la crise des opiacés qui endeuille aujourd'hui l'Amérique.
Cette drogue qui a trouvé sa place dans les ruelles glauques qui jouxtent Kensington Avenue décime près de 100 000 vies chaque année.
Pour aggraver encore davantage la situation, la Xylazine, un sédatif animal puissant s'est ajoutée au mélange, créant une combinaison mortelle
qui a transformé des individus en zombies errants en un rien de temps.
Cette Avenue si dynamique par le passé a laissé la place à un marché de la drogue à ciel ouvert où s'achète les méta-amphétamines, le crack, et héroïne...
Le scandale des opiacées
Le cabinet de conseil McKinsey a été "invité" à payer 573 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites des États américains qui l'accusaient d'avoir engendré la crise des opiacés de par ses conseils aux fabricants pharmaceutiques tels que Purdue Pharma, producteur de l'Oxycontin. L'accord, annoncé par la procureure de New York, Letitia James a cependant mentionné que McKinsey n'avait ni admis ni nié les allégations, évitant ainsi d'éventuelles poursuites de tiers.
🧮 Services Gratuits : Découvrez nos simulateurs & applications en ligne :
Selon Mme James, les stratégies de marketing totalement cyniques de McKinsey ont largement alimenté cette crise en aidant Purdue Pharma à cibler des médecins connus pour réaliser des prescription excessive d'opiacés. McKinsey avait conseillé Purdue Pharma a booster ses ventes, notamment en se concentrant sur des dosages élevés. Entre 1999 et 2018, près de 500 000 Américains sont décédés d'overdoses d'opiacés, prescrits ou vendus illégalement, d'après les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »

