Être gay dans une cité de la région parisienne
Il y a tellement d’idées préconçues sur les cités. Elles seraient exclusivement peuplées de sauvageons en rupture avec la société.
Des zones de non-droit livrées au deal et à la violence, à l’intolérance
et au communautarisme.
En réalité il y a un gap entre le phantasme et la réalité. Dans une cité, tout n’est pas noir ou blanc. Il y coexiste tous les profils et toutes les sensibilités.
Être gay et vivre en cité n’est pas impossible comme nous l’explique ce jeune qui vécut Au Val Fourré à Mantes-la-Jolie avant de s’installer à Grigny.
« Si on gratte bien, on se rend compte qu’il y a de tout. Des médecins, des avocats, des gens bien. Il n’y a pas que de la racaille… ». Il nous explique au passage qu’il n’est pas seulement gay mais également androgyne.
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Alors oui, les jeunes de sa cité s’interrogent sur sa sexualité, mais un dialogue s’opère. S’il se plait à Grigny c’est bien parce qu’il ne vit pas uniquement au milieu de jeunes le stigmatiseraient d’office. Au regard de la réalité sur les banlieues, il ne faut pas occulter cet aspect du vivre ensemble. La cité est plurielle.
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »

