DGCCRF : saisie administrative à tiers détenteur
Histoire d’une injustice flagrante
24/03/2020
Maj du 05.08.2020 : après avoir bataillé ferme, mon ancienne collaboratrice à obtenu gain de cause, l'amende était en effet prescrite. Cela n'enlève rien au fond du dossier que je développe à travers ce billet. Le fond me direz-vous ? Simplement d'avoir affirmé que certaines plantes en phytothérapie participent à la santé et au bien-être des individus. Ma collaboratrice n'avait même pas eu l'outrecuidance d'avancer les termes grippe, angine dans ses fiches produits... Elle avait été attaqué sur des termes du genre : douleurs musculaires. Celui qui fait un jogging et qui aurait quelques douleurs au niveau des jambes après une course serait à l'article de la mort. Absurde !
Voici la position de la DGCCRF , émérite professeur de médecine. Tout ce dossier est à cette image et il fallu se pincer pour le croire ! Cette attaque sournoise fut menée sans rappel à la loi au préalable et dont le socle était une directive européenne sortie du diable Vauvert, invisible du commun des mortels.
Force est de constater que les vendeurs de plantes n'ont pas le même traitement que ces cuisines de restaurant remplies de blattes, rats crevés et produits périmés qui eux bénéficient d'un rappel à la loi avant fermeture. Par contre oser dire que telle plante permettait d’atténuer le mal de mer était considérée comme une allégation criminelle sanctionnable d'une amende de 3e classe.
Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que cette directive européenne est exclusivement au service de Big Pharma et son bras armé la DGCCRF afin de soumettre toutes celles et ceux qui soulagent certains de leurs symptômes avec ce que l'on appelait jadis, les remèdes de grand-mère. Fini les plantes, prenez vos médicaments dans les pharmacies.
Préambule
Une amende n’est valable que si elle est comprise par la personne qui la reçoit. En l’occurrence, dans l’affaire qui nous concerne, elle n'est pas être acceptable puisqu’elle sert à mettre à genou les petites entreprises et les petits artisans, tout du moins dans le domaine de la phytothérapie et des compléments alimentaires à base de plantes (de qualité biologique). Quant aux gros bonnets, pas touche, ils ne sont que trop rarement inquiétés.
La DGCCRF en certaines circonstances et selon les politiques menées par l'UE se retrouve mandatée pour faire
main basse sur les finances des petites gens, en s'appuyant sur
de nouveaux règlements européens et malheur à ceux qui ne les connaissent pas sur le bout des ongles, quand bien même ils sont invisibles du commun des mortels et qu’aucune communication n’a été faites pour les en informer. Pas même par ceux qui vous menacent si vous ne vous y conformez pas : dans notre cas la DGCCRF du Pas-de-Calais. C’est
ce qui se produisit pour notre petite SARL en 2010 et sans doute pour bien
d’autres personnes.
L’État avec son bras armé, la DGCCRF et "son homme de main", la Direction Générale des Finances Publiques ne se sont pas comportés avec probité vis-à-vis de notre entreprise et de moi-même.
Faire « cracher » les pauvres plutôt que les vrais délinquants, ceux qui appartiennent à l’élite financière et qui usent de montages opaques sans jamais être inquiétés, c’est la norme de notre modèle économique. Cet arsenal d’amendes en tous genres sert à remplir les caisses de l’État tout en mettant au pas les plus démunis.
Il faut voir la façon dont fut expédiée notre affaire devant les tribunaux pour saisir à quel point elle participa d’un travail à la chaîne pour plus de productivité et de rendement en gains pécuniers, au seul bénéfice de l’État. État qui financera ensuite des choses bien souvent inutiles. Les exemples sont légions.
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Emballé, pesé, éjecté, à qui le tour ? Jamais nous n’aurons pu nous défendre à armes égales et le dossier que vous consulterez plus bas (documents PDF) ne fut pas même survolé par le juge, pas plus qu'ils prirent en considération les arguments que j’étaye à travers ce article.
Notre défense était pourtant solide, notre bonne foi totale, nos arguments sur le fond imparables et ô combien révélateurs d’un système judiciaire qui broient les "vaincus", jamais les vainqueurs..
Dans l’affaire nous concernant, dans un monde normal avec une justice honnête, oui honnête, qu'elle est sale cette justice, cette condamnation pécuniaire aurait dû être retourné contre ses commanditaires parce qu'elle constituait un risque vital autant qu'un préjudice moral pour les victimes de ce système à broyer…
DGCCRF – Direction Générale des Finances Publiques : dix années que ça dure…
Cela faisait des années que cela me trottait dans la tête de rédiger un tel article. Puis vint la goutte d’eau qui fit déborder le vase : une saisie administrative sur mon compte bancaire pour le règlement d’une amende de 1 359 € (voir plus bas, la menace était de 18 000 €...). Dix années après le début de cette affaire. À cela s’ajouteront des frais bancaires élevés.
Comment en est-on arrivé là ? Durant plusieurs années, nous avons dirigé mon ex-compagne et moi-même, Biofeeling.com, un site E-commerce dédié à la vente de produits naturels.
J’avais pour mission de réaliser le référencement du site quant à Zabou, elle avait en charge la rédaction des fiches produit et du contact avec les clients. Elle a toujours travaillé dans le domaine de la Bio et elle est a une passion chevillée au corps pour les produits naturels.
Nous vendions principalement des produits de phytothérapie et des huiles essentielles de qualité biologique. J’étais en charge de
la gérance de la société avec une responsabilité
sur le plan physique que moral.
Nos sources d’inspiration pour la rédaction de nos fiches produit étaient issues d’ouvrages de référence en matière de santé au naturel, mais également des fascicules que nous faisaient parvenir nos fournisseurs ainsi que des livrets de phytothérapie que nous récupérions dans les pharmacies.
Bien évidemment nous nous sommes toujours gardés d’attribuer à nos plantes et autres substances, des qualités qu’elles n’avaient pas. Jamais nous n’avons prononcé les termes cancer, grippe, angine, ni aucune autres maladies.
Le concept de mon associée était de faire du bien aux gens par l’intermédiaire des produits naturels et donc de pouvoir les soulager par rapport à des symptômes bénins. C’est la vocation même de la phytothérapie.
Nous étions droits dans nos bottes, en règle avec nous-même ainsi qu’avec nos clients qui étaient issus de toutes les classes socio-professionnelles. Nous avions même parmi eux des médecins, des gendarmes, des sportifs de haut niveau ainsi que des gradés de l’Armée. Un véritable kaléidoscope social.
Biofeling SARL était une petite entreprise familiale sans histoire qui faisait son bonhomme de chemin malgré les difficultés liées au référencement Web.
Puis survint le drame, en l’année 2010. Une lettre recommandée avec accusé de réception parvint à notre domicile, nous l’ouvrîmes, stupéfaction à la lecture de l‘entête
: « Citation à prévenu devant la juridiction de proximité ». Le tout accompagné d’un procès verbal relevant 40 infractions, soit 40 amendes de 3ème classe à 450 €.
Total : 18 000 €. Une épée de Damoclès au dessus de nos têtes et surtout une incompréhension totale du sens de cette mise en demeure.
Pourquoi nous, mais surtout... qu’avions-nous fait ?
>
Nous le sûmes plus tard, ce courrier nous avait été adressé par la DGCCRF du Pas-de-Calais. La DGCCRF soit dit en passant toujours prompte a dresser des rappels à la loi pour des restaurants à l’hygiène déplorable, Rats crevés, Blattes dans les placards, denrées alimentaires périmées, chaîne du froid rompue.
Dans notre cas rien de cela, nous n’avons point bénéficié de rappel à la loi comme il est d'usage dans la majorité des cas. Nous avons été mis KO direct et de la façon la plus violente qui soit. La vraie violence de l’État, elle est là !
Car aux yeux de la DGCCRF, nous étions censés être juriste en plus d’exercer notre métier et par conséquent être au courant d’une directive européenne très peu visible sur le Web comme ailleurs à l'époque et très flou sur le plan sémantique : le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires.
Dans notre cas, l'étiquetage de nos produits de phytothérapie (nous étions distributeur). La DGCCRF considérant, Ô nuance, que la fiche d'un produit dans une boutique en ligne équivalait à une étiquette posée sur un produit physique. Comment pouvions-nous le savoir ?
En 2010, il n'y avait aucune communication digne de ce nom de la part de la DGCCRF concernant le danger imminent à ne pas s’y conformer, notamment en terme d’amendes. Sur les routes que je saches, il y a des panneaux de signalisation partout et enfreindre les règles est à vos risques et périls. Dans notre affaire, nous n'avons eu à faire à "aucune signalétique".
Ce décret à l’époque était "passé à l'as", en atteste la majorité des sites Web qui mentionnaient les propriétés des plantes de la même façon que nous. Jamais au grand jamais nous n’avions entendu parlé de ce décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires.
Après vérifications, même la DGCCRF sur son propre site Internet (voir dossier plus bas : scans de leur site ou faites Wayback Machine, une machine a remonter dans le temps pour voir comment était leur site en 2010- 2011) ne mentionnait explicitement ce décret ainsi que les amendes susceptibles d’être infligées aux boutiques de produits naturels.
Il y avait par ailleurs très peu d'infos ( en 2010) sur les allégations (étiquetage), tant dans les médias généralistes que de la part des organismes institutionnels.
Phénomène tout à fait étonnant, bien que notre siège social était situé à Paris, ce fut la DGCCRF du Pas-de-Calais qui nous verbalisa directement et sans rappel à la loi préalable.
Au grand étonnement d’un responsable de la DGCCRF de Paris qui m’expliqua (le procès-verbal était déjà tombé) que cette action à notre encontre aurait dû leur être dévolu (notre siège social était à Paris) et qu’en l’espèce, leur service nous auraient dressé un rappel à la loi avant d’éventuelles poursuites si nos fiches produits n’étaient mises en conformité. Mauvaise pioche donc, que la DGCCRF du Pas-de-Calais se soit saisie de notre affaire.
Ne trouvez-vous pas cela bizarre ? Selon l’antenne de la DGCCRF à laquelle vous êtes confronté, comme à la loterie, soit vous êtes dans le bon chapeau, soit emmerdé pour l'éternité parce qu'une loi serait appliquée différemment. Avec ou sans rappel à la loi.
Au lieu de poursuivre notre route comme nous l’aurait permis la DGCCRF de Paris, nous nous retrouvâmes à stresser comme des malades (elle a bon dos, la santé) avec la perspective de devoir payer 18 0000 € d’amendes avant d’aller se coucher et une fois réveillés, tenaillés par une seule obsession : batailler afin d’assurer sa défense. A raison de déplacements et de frais d’avocat qui viennent se greffer à votre être le plus profond, telle une tumeur maligne.
L’Europe nous a mis à genoux, plus que jamais je l’exècre…
Le temps de la défense
Avec mon avocate, Elvire Chéron (que je recommande), nous préparâmes notre défense. Elle reposait notamment sur un solide dossier (voir plus bas) que j’avais rédigé et qui prouvait notre totale bonne foi ainsi que la pertinence des allégations que nous avancions pour commercialiser nos produits.
Nous démontrâmes références à l'appui que les agents de la DGCCRF du Pas-de-Calais n’avaient pas de > légitimité en matière de santé puisqu’ils n’étaient ni médecins, ni scientifiques.
J’entrepris donc de mettre en perspective ce qui nous était reproché avec les sources auxquelles nous nous référions et qui émanaient d’organismes tels que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Commission E allemande, ainsi que d’ouvrages de référence en matière de santé par les plantes comme que le Vidal ou le Larousse, mais également des émission de télévision et magazines spécialisées en presse écrite.
Nous avons été attaqués par la DGCCRF du Pas-de-Calais sur un décret dont voici les extraits :
…mention attribuant des propriétés de traitement des maladies humaines dans la présentation de complémentaires… et, …dont l’étiquetage fait état de propriétés de prévention, de traitement ou de guérison de maladie….
La DGCCRF du Pas-de-Calais considéra donc que les termes que nous employâmes (voir procès verbal plus bas) méritaient une sanction exemplaire parce que nous aurions dû rédiger les fiches produit de notre boutique en ligne de la même façon que les étiquettes au dos d'une marque de lessive ou dans la doublure d'un vêtement. Il fallait le savoir. Purée la nuance !
Tenez-vous bien ! Il nous fût donc reproché (on peut aussi inclure les collèges de médecins et de scientifiques auxquels nous nous référions), l'utilisation des termes suivants, considérés par les agents de la DGCCRF du Pas-de-Calais comme des maladies humaines et non comme des symptômes. (Dossier complet plus bas).
Chacun de ces termes fut par conséquent l’objet d’une amende de 3ème classe, soit 450 € :
Insomnie : l’insomnie serait une grave maladie humaine, en aucun cas un symptôme.
Constipation : tous les Français sont malades. Qui n’a jamais été constipé lève le doigt.
Troubles digestifs : faut-il surcharger les urgences des hôpitaux à chaque alerte ?
Articulations douloureuses : vous faites un jogging, vos articulations ont été sollicitées, vous êtes à l’article de la mort.
Terrain allergique : selon la DGCCRF, une allergie est une maladie et ne participe en rien à la manifestation d’un symptôme.
Anxiété : l’anxiété est une très grave maladie qui doit être traitée en unité de soins psychiatriques.
Déprime : un petit coup de blues et tous nos concitoyens doivent consulter un psychiatre afin de se voir prescrire des anti-dépresseurs. Aux autres, les effets secondaires de ces médicaments.
Rhume : au moindre rhume, il faut mettre chaque Français sous antibiotiques.
Toux : Aucun sirop, aucune plante n’aurait un effet bénéfique contre la toux ? La toux n’est-il pas un symptôme, à preuve du contraire ?
Fractures : un skieur qui se fracture une jambe tombe malade, il faut être un crétin pour le nier.
Hémorroïdes : les hôpitaux ont été sollicités pour libérer des lits.
Aérophagie : qui n’a jamais roté lève le doigt.
Microbes : Il faut éradiquer tous les microbes de la terre, dans le cas contraire, c’est la fin de l’espèce humaine assurée.
Mal des transports : toute personne indisposée lors d’un transport doit être mise de toute urgence sous perfusion.
Diarrhée : Une maladie qui doit être surveillée de très près.
Acné : tout adolescent est un malade qui s’ignore.
Rien que sur ces termes dont les propriétés ont été validées par les scientifiques pour chacun des produits incriminé (voir PDF plus bas), l’amende s’élevait déjà à 6 750 €.
Le fond du problème dans notre affaire réside dans cette interprétation subjective, elle est donc bien la preuve que nous avons été pris à défaut par la DGCCRF du Pas-de-Calais à propos de termes qui ne peuvent que prêter à confusion. En la circonstance, La DGCCRF aurait dû nous faire un rappel à la loi et nous définir un champs sémantique précis à respecter. Quitte à ce que nous la recontactions pour la création de chaque fiche produit. Elle a jugé bon de nous assassiner directement !
Ne pensez-vous pas qu’il y a d’autres priorités pour la justice que de voir ses salles d’audience obstruées pour des histoires de constipation, d’anxiété et d’insomnie ?
Négatif puisque la justice a donné raison à la DGCCRF sur les termes ci-dessus qui désigneraient des maladies et non des symptômes et que la Direction Générale des Finances a validé cette façon de procéder pour nous faire une saisie administrative à tiers détenteur 10 années après le jugement rendu.
Dans notre cas, un simple rappel à la loi aurait suffit tellement des zones de flou entourent ce décret, avec en toile de fond vous l’avez bien compris, les intérêts du lobby pharmaceutique...
En la matière, "être tapé" sans sommation sur une directive (à l'origine) et non sur une loi qui lui est supérieure, voilà une aberration de plus ! Voir pyramide du droit français !
A bien y réfléchir, il faut interdire toutes les publications sur les plantes puisque bon nombre de personnes se renseignent sur leurs propriétés avant d'acheter un produit ! Ce monde est gouverné par des crétins.
DGCCRF : pourquoi n’avons-nous pas eu cet interlocuteur parisien au tout début ?
Monsieur G de la DGCCRF de Paris, très sympa au demeurant m’expliqua que nous pouvions écrire des articles sur un site web classique en avançant les propriétés d’une plante mais que cela était interdit sur la fiche d’un produit en ligne (étiquetage) incluant un panier d’achat.
Contre exemple : une pharmacie n'est-elle pas une boutique ? Elle commercialise également des compléments alimentaires et contrairement à nous, elle serait en droit de proposer à ses clients des livrets incluant les allégations qui nous sont reprochées ? Encore une aberration de plus.
Comparution devant la juge de proximité : première audience
Vint ensuite l’heure de la comparution devant la juge de proximité. Mon avocate se déplaça pour me représenter, l'audition fut apocalyptique. Selon elle, jamais elle n'avait été confrontée de toute sa carrière à une juge de proximité aussi infâme, cruelle et sans pitié.
Cette juge qui fut une proche de Jacques Toubon, le défenseur des droits (un comble) me condamna donc sans avoir lu la moindre ligne de mon dossier. Mon avocate se trouva même dans l’incapacité de pouvoir en placer une. Incroyable de ne point laisser s'exprimer un représentant du Ministère public... La juge expédia mon affaire comme on adjuge un bibelot en concluant ainsi : "avec les produits qu’ils vendent, ils vont empoisonner toute la Bretagne..." (nous étions en Bretagne à l’époque). Un procès au Moyen-Age aurait été plus équitable.
Incroyable, nos produits dont l’huile de Saumon ou le charbon végétal activé serait selon cette juge un poison violent et nous, de dangereux criminels ?
Les >effets secondaires des médicaments font près de 18 000 morts par an en France. Il avait bon dos, notre Charbon Végétal activé contre les indispositions digestives.
Conclusion : nous avons été condamnés par cette juge infâme dont le visage transpirait la méchanceté lors de cette audience, à 40 fois 150 € d’amende soit 6000 € au total. Bien évidemment nous avions fait appel de ce jugement.
Comparution devant le tribunal correctionnel de Paris : 2ème audience
Je fus donc présent à Paris le 18 février 2011 à 9 heures au Pôle 4 de Chambre 10 de la Cour. La comparution devant le juge dura entre 5 et 8 minutes chrono, malgré le dossier imposant que j’avais sous le bras et que vous trouverez en pièce jointe plus bas.
Le dénouement fut une nouvelle fois extrêmement décevant. Le juge interpréta ainsi mon affaire : si la DGCCRF vous considère coupable et bien vous êtes coupable.
Résultat des courses : 1 359 € à payer à titre personnel (pour des textes que je n’ai pas rédigé mais je l’assume) et 1 359 € pour notre société soit un total de 2 600 €.
Mais où est donc passé cette amende ?
Je m’attendais donc à recevoir un courrier de la part de la Direction Générale des Finances Publiques pour le règlement de cette amende, auquel cas j’aurais demandé la mise en place d’un échéancier.
Plusieurs années passèrent, je ne reçu aucunes nouvelles de leur part, pas plus qu'auprès de mon avocate. Bien évidemment je m’étais bien gardé de leur réclamer cette amende puisqu’elle était en tout point injuste. En pareil cas, il est humain de faire la carpe.
En 2016, la Direction Générale des Finances Publiques se signale enfin ! Je reçus donc un courrier qui me réclamait cette amende de 1 359 € à payer. Selon elle, un premier courrier m’avait déjà été envoyé mais chose étrange, je l’atteste sur l’honneur, je n'ai jamais rien reçu de leur part et j’attends qu’elle m'en présente la preuve…
Notre société entre temps fut liquidée (sans dette) car il nous était devenu impossible de proposer des produits sans contenus rédactionnels hormis une liste succincte d’ingrédients sous forme d'étiquette. Sur Google, sans contenus pas de trafic.
Une fois de plus merci, merci à cette Europe du business qui fait son beurre sur les petites gens et qui a eu pour conséquence de faire couler notre boîte.
Je recontacta donc mon avocate qui s’étonna du délai qui s’était écoulé, 4 années après le jugement.
Elle prit l’initiative d’envoyer un courrier avec accusé de réception auprès de leurs services afin de leur signifier qu’en vertu de l’article 133-4 du code pénal, le délais de 3 ans était dépassé et donc le recouvrement prescrit.
Je pensais être définitivement « sauvé » puisque entre le 24 mars 2016 jusqu’à aujourd’hui (nous sommes en juillet 2020), nous n’avons jamais eu le moindre courrier de leur part. Soit 9 années.
Je croyais l’affaire pliée… et bien non, il n’en est jamais ainsi la Direction Générales des Finances Publiques.
Bien que nous soyons dans une situation financière très difficile, elle s’est autorisée 4 ans après le courrier de mon avocate de procéder à une saisie sur mon compte bancaire alors qu’elle n’en avait pas le droit au regard de la prescription de cette amende.
L’État se comporte en fossoyeur. En façade, il vante sa droiture et sa moral, derrière, par son bras armé, la Direction Générale des Finances publiques, il se comportent de façon totalement inhumaine.
La Banque Postale : à bannir à tout prix
je suis sur le point de voir mon compte La Banque Postale bloqué pour 15 jours. Il me sera donc impossible de réaliser la moindre opération (saisie administrative à tiers détenteur) et donc de régler mes charges.
Sans compter que La Banque Postale me facturera 100 € de frais. Cette France de la finance est une honte. M'interdire l'accès à mon compte qui me permettrais de régulariser ma situation financière est totalement surréaliste. C'est la double peine. Plus bas ce courrier édifiant de La Banque Postale qui semble sortir de tout cadre légal. Elle nous laissera 564,78 €/mois pour vivre avec ma compagne et ma fille (3 personnes). Comment ferons-nous pour les prélèvements EDF, eau, assurance habitation,voiture, Internet, frais de scolarité (transport) de ma fille, etc ? L'implosion est proche.
L’affaire en détail
Voici des documents qui retracent la genèse de nos démêlées avec la justice.
- Le procès-verbal relevant des infractions imaginaires à propos de termes censés être des maladies. Consultez
- Le compte rendu de mon avocate lors de la première audience. Surréaliste
- Voici nos réponses sur chacune des infractions qui nous sont reprochées. Notre objectif était de démontrer que toutes nos « allégations » étaient recoupées par des sources fiables telles que celles de l’OMS, Le Vidal, Le Larousse des plantes médicinales, la Commission E allemande ainsi que de nombreuses autres sources incontournables pour les amateurs de phytothérapie. Cela prouve factuellement, notre totale honnêteté et sincérité... Le lien
- Un résumé de ma défense vis-à-vis de la DGCCRF. Je déconstruis la totalité de leurs arguments concernant nos allégations qui porteraient sur des maladies alors que nous n’avancions en toute bonne foi, des symptômes. Nos allégations comme le démontre ce document sont catégoriquement validées par le collège médical et scientifique. Le lien
- En 2010, nous avions réalisé un scan du site Web de la DGCCRF afin de démontrer que le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 n’était mentionné nulle part et que les allégations nutritionnelles étaient abordées de façon très évasive. Édifiant
- Le courrier de mon avocate auprès de la Direction générale des Finances Publiques afin de leur mentionner que l'amende était prescrite ( à deux reprises, celle-ci s'est signalée à 4 années d’intervalle) et qu'il n'avait pas à me la réclamer. Finalement il y a une justice
- La Banque Postale bien évidemment avait bloqué tous mes comptes ! La Banque inhumaine par excellence !
Conclusion
À la lecture de ce dossier vous comprendrez quel fut notre état d’esprit à l’époque ainsi que l’aspect totalement inique de cette condamnation pécuniaire et au regard du peu d'information et de communication qu’il y avait à propos de cette directive européenne concernant "l'étiquetage".
Ce décret n’avait pas un millième de la visibilité de cette publicité : « Pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour »…
Cette affaire débuta en 2009 nous sommes en 2020 et nous sommes toujours harcelés par l’État. Les pauvres sont leurs vaches à lait. Pourquoi ne traque-t-il pas les vrais voyous plutôt que de se servir de directives et décrets totalement approximatifs qui ne font que rajouter de la confusion pour mieux noyer le poisson ?
Il y a un vrai débat de fond sur ce que la justice devrait incarner et il est lancé ici, sur ce blog.
En 2017, soit 7 ans après notre affaire, ce ne sont pas moins de 678 établissements ou producteurs bio ont fait l’objet de remarques ou de sanctions par la DGCCRF. Cela démontre bien que bon nombre d'entreprises ne sont toujours pas informées de toutes ces normes et directives qui empoisonnent la vie des Français.
Le constat est implacable, 7 années après, la DGCCRF continuent à faire des rappels à la loi pour des affaires de notre type (qui eut lieu en 2010-2011). Il y a définitivement des choses qui ne tournent pas rond en France.
Cet article est rédigé par Blaise Grenier, Journaliste reporter d'images et auteur. Découvrir le parcours de l'auteur et la charte éditoriale »

